J’ai jeté mes chaussures pour libérer mes pieds... Ça marche ? J’ai martelé la terre pour l’attendrir... C’est dur ! J’ai noyé mes yeux pour qu’ils cessent de pleurer... C’est triste ! J’ai collé mes paupières pour ne plus les ouvrir Je vois... J’ai bouché...
Je laisse la lumière au fond de mes yeux j’y pêcherai à l’occasion quelques éblouissements quand elle aura enfin touché ma fin Que faire de mes pieds quand je ne désire plus marcher ? de ma voix abîmée si je ne peux plus chanter ? J’ai beaucoup marché...
Cet homme, là, qui crie que veut-il ? Son cri est une question : Où faut-il aller ? Personne ne répond qui le saurait Cette légèreté qui me supporte et m’accepte parfois avec mon barda de désordre et ma confusion... Ces Etres-là aux poitrines battues...
Clameurs ! Qu'y-a-t-il à comprendre ? Tu nais : Obligation « d’être quelque chose » Et tu t'enroules sur le doigt du temps Et la spirale t'avale Et tu ne sais plus comment ni pourquoi ni où vivre Clameurs ! Quand la lucidité attaque et nous atteint il...
Le sang du monde ne s’efface pas ne se lave pas le monde restera rouge on ne peut pas laver le sang on ne doit pas il ne faut pas S’il reste un peu de blanc comme les dents les mains les nuques, les yeux il faut les laver avec le sang dans le sang Et...
"Conversation d'oiseaux" Diane Meunier 2000 /Acrylique et gouache sur papier Canson A4 Bon, qu’est-ce que je fais de tout ça maintenant ? Lo siento ! pas l’courage d’attaquer tout le mauvais Fini la 'zique ! La danse des pieds est périmé Et ces oiseaux...
Dommage! Trop tard pour "La Coquille"!! ... Mais si vous passez en Dordogne - en Septembre- par le charmant bourg de St Priest des Fougères (entre Jumilhac et La Coquille), passez donc voir cette exposition sur le thème de "l'eau" Vous "me" trouverez...
P o è me... s qu’on peut pas lire, à peine écrire avec des mots qui bougent tout le temps qui tiennent pas droit dans leurs bottes et qui titubent sans a(e)ncre sans amarre sans mât mais mais mais peut-être...et pourquoi « niet » à voir pour ses couleurs...
"Bannière envolée" (horizontale) Diane Meunier / Février 2013 / 40x60cm Le public, comme je me plais à l'imaginer ne serait pas un oisillon aveugle, bec grand ouvert, exigeant sa becquée de culture prédigérée. Et l'artiste, tel que je le devine, n'aurait...
Le Bon chagrin J’entends pleurer les montagnes sous la souillure balisée leurs soupirs portés par les nuages J’entends pleurer les rivières leurs éclats de ciel perdus et les poissons se noient dans leur chagrin J’entends gémir la lune ahurie proie convoitée...
Détournons-nous un moment de la poésie pour nous embarquer sur une mer agitée de clameurs éraillées et de rauques querelles... Arrachons-nous – créatures – à la vie solitaire pour instaurer d’authentiques relations un échange d’esprit et de cœur comme...
[...] (10) moi pas! pas moi! m’en fous des racines j’les esbigne ça s’mange pas sauf celles des pissenlits ! Même ma tanière sent l’moisi l’roussi plus d’nid plus de place pour la chouette ! Qu’esstudis ? Pas d’panique! repousser la clique la horde mi-sauvage-mi-conne...
J'ai oublié la forêt ses géants bruissants aux grands pieds enterrés nés du vent et de la terre, lançant leurs bras comme des crochets agrippés au néant au vertige au-dessus leurs doigts jouant de la lumière vibrant d'une attente patiente inconnue des...
" Et le ciel par-dessus tout ça!" Diane Meunier / ExPoéPic 2010 Glycéro sur Isorel (petit bout mangé par un rat) 104x63cm Ignominie des heures creuses, des vies creuses comme s'il n'y avait que des trous dans le fromage de tête. Et les rats du monde qui...
Mon esprit me fait horreur Qui tourne en rond dans son bocal Qui ne dort jamais Qui se vautre comme un chat dans des coussins usés Digérant, alangui, les restes de souvenirs lourds de graisse Mon esprit me désespère Qui regimbe à être joyeux et léger...
Un jour se lèvera peut-être avec violons et clarinettes qui sera celui de la fin de nos doutes et de nos dettes nous lècherons le sel sur nos cicatrices nos blessures ne saigneront plus nous parfumerons nos puanteurs de cadavres adoucirons nos amertumes...
Et tout le monde un jour meurt meurt meurt le monde tout le jour meurt meurt meurt et naît le jour encore et naissent les gens toujours et meurt le monde et les gens du monde et les mondes des gens et tout le monde un jour et un jour et un autre jour...
Clameurs ! Qu'y-a-t-il à comprendre ? Tu nais : Obligation « d’être quelque chose » Et tu t'enroules sur le doigt du temps Et la spirale t'avale Et tu ne sais plus comment ni pourquoi ni où vivre Clameurs ! Quand la lucidité attaque et nous atteint il...
"Les Trois Forces" Diane Meunier 2009 / Glycéro sur contre -plaqué 95x100cm Qu’est-ce qu’un being, a gent, an infant ? le question se suspend me surprend et saisit mi alma et lui, l’ange - le tout blanc qui se taille en plumes et chante en mélo tout sucre...
"Catacombes" Diane Meunier 2014 / PVC 80x80cm Aucun sursis pour moi : merci! Gardez la tombe fermée et vide Pas de séjour couchée toute une mort Couchons debout les trépassés contre les arbres sans terre dans la bouche et les fleurs épargnées Qu'ils continuent...
"Bannière rouge envolée" Diane Meunier 2013 / Résines acryliques sur panneau de parquet 65x40cm Le public comme je me plais à l'imaginer ne serait pas un oisillon aveugle, bec grand ouvert, exigeant sa becquée de culture prédigérée. Et l'artiste, tel...
CHOUEEEEETTE! J'ai enfin réussissi (sisi!) à transférer quelques chansons de nos albums de chansons pour enfants sur mon blog: http://petitechouette.poete.over-blog.fr si le clic ne marche pas, allez dans les liens pour trouver "la petite chouette poète"!...
La fatigue fatiguée Je traîne pieds nus dans la cuisine mal dans la poitrine comme une pierre brûlante et pointue dans l’œsophage respire difficilement cherche à quoi accrocher mes yeux pas même un poisson à regarder tourner dans son bocal ni un oiseau...
NOIR NOIR SILENCE NOIR Et les pensées remuent sans un murmure dans l'obscur des pensées énormes et minuscules qui s'égrènent comme un chapelet de folies Juste le glissement des perles au fin-fond d'une profondeur vide dans sa masse inerte Vide de réel...
Je laisse la lumière au fond de mes yeux j’y pêcherai à l’occasion quelques éblouissements quand elle aura enfin touché ma fin Que faire de mes pieds quand je ne désire plus marcher ? de ma voix abîmée si je ne peux plus chanter ? J’ai beaucoup marché...