Cet homme, là, qui crie
que veut-il ?
Son cri est une question :
Où faut-il aller ?
Personne ne répond qui le saurait
Cette légèreté qui me supporte
et m’accepte parfois
avec mon barda de désordre et ma confusion...
Ces Etres-là
aux poitrines battues par leurs cœurs fous
de douleur
aux poumons serrés par la pestilence
des villes capharnaümiques
se sachant condamnés à TOUT supporter
du surcroît à la carence
gardent pourtant les yeux ouverts
les oreilles dressées
apprennent sans le savoir
et oublient tout sciemment
Et Ceux-là qui
brûlants et assoiffés
n’ignorent pas que l’eau de la conscience se tarit
où trouvent-ils cette force de vie ?
Qu’est-ce donc qui fait si mal ?
La haine qui roule d’un bord à l’autre
de mon crâne
y cogne sans répit
puis descend dans mes mains
où naissent des envies de vengeance
qui ruinent mon sommeil
ma paix...
Suis-je donc si faible qu’au moindre signe
d’apesanteur et d’absence-même
je cours m’y réconforter ?