Il y a
la voix, le chant sublime des sphères
Il y a cet air doux qui passe et les parfums debout
Il y a la lumière les couleurs vivifiantes
Il y a l’espace noir, velours voluptueux
le souffle instinctif
Il y a l’ombre sur la balançoire qui attend
patiemment sous l’arbre
Il y a la percée dans la brume délicieuse
Il y a toutes ces voix silencieuses
ces présences attentives invisibles
Il y a l’azur traversé de rayures comme autant de chemins
Et l’horizon jamais ne craint ce qui le traverse
Il y a des vestiges de vies trop longues
ou pas finies
Il y a des noyaux d’espoir enfouis comme des trésors
des promesses de vie
Il y a les géants bras tendus chargés d’ombres
et de vent siffleur
Il y a la tendresse la colère la douceur
l’optimisme des fleurs
Il y a les vies minuscules et grouillantes
avides et palpitantes, innombrables
Il y a l’esprit des pierres que l’on croit insensibles
celui de l’eau
du feu
de la terre
de l’air
qui jouent aux dés, font des paris
en nous regardant vivre...