Je marche sur la tête en bas
pour oublier que mes pieds ne quittent pas la terre
j'ai peur qu'ils s'enracinent et de perdre mes feuilles
Dans l'herbe couchée la petite bête me cherche
me croyant fleur
Je ne suis pas car je l'oublie toujours
Les jours se poursuivent et roulent sur mon dos
et sous mes paupières
Je ne dors pas car je ne sais pas comment
Je suis aussi (in)utile que le fou-rire ou le sanglot
et le temps qui s'écroule
en silence