[...] Et TCHAC !
Une lueur apparaît et tranche la tête de la nuit d’un coup de sabre étincelant.
...
C’est là que j’ai voulu abandonner la folle
Elle ne m’a pas entendue et je la voyais glisser doucement dans l’abîme entrouvert à
bouche gourmande, sans réagir...
...
Et puis le monde a fait du bruit, bâillant bruyamment, étirant ses millions de gros bras
Des bruits de porcs saouls, d’immenses troupeaux de porc saouls par toute la planète
Je suis restée. Pour la folle.
Pour qu’elle n’ait pas peur des porcs, réveillée par leurs couinements abjects.
Infernaux.
Moi, j’avais peur. J’étais là, figée. Les porcs me léchaient les pieds.
Me forçant à l’allégresse de vivre
...
Les optimistes angélistes et les positivistes aiment à s’y baigner
dans la soue d’allégresse des porcs
participer à la joyeuse querelle des ventres pleins et des sexes assouvis et
toujours exigeants
l’oubli bien dorloté, enfoui sous l’édredon de plumes
Plus que jamais le choix de l’oubli de l’aveuglement des « innocents »
Suivant tous les protocoles de La « Vie sacrée » du « Moi, d’abord »